Ces problèmes qui pèsent sur la santé mentale des jeunes

6 avril 2022

L’adolescence et le début de l’âge adulte représentent une période charnière dans la vie d’un être humain. Le corps et l’esprit sont en mutation, créant parfois une très grande confusion chez ces enfants poussés par la vie dans un monde qui n’est pas (encore) le leur. Nous avons choisi de mettre en lumière quelques-uns des écueils les plus fréquents auxquels ces jeunes peuvent être confrontés sur le plan de la santé mentale avec l’ambition de les aider, ainsi que leurs proches, à les surmonter.

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Il est difficile de tirer de grandes généralités à propos de l’adolescence. Sans doute existe-t-il autant d’adolescences qu’il n’y a d’adolescents. Chacun porte avec lui le poids de son enfance et se laisse guider par ses espoirs d’avenir. Pour la plupart, malgré quelques étincelles plus ou moins vives, les choses se déroulent sereinement. Pour d’autres, le chemin est plus tortueux.

Le suicide des jeunes : un véritable enjeu de santé publique

L’adolescence peut ressembler à un parcours de tous les dangers : un profond mal-être peut survenir à n’importe quel virage. Au risque même de conduire à des idées suicidaires. Dans la tranche d’âge des 15-24 ans, le suicide représente en effet la deuxième cause de décès.

Depuis quelques années et singulièrement depuis le début de la crise du Covid-19 en 2020, les tentatives de suicide sont en augmentation un peu partout dans le monde au sein de la tranche d’âge la plus jeune. En 2018, le taux de mortalité par suicide chez les 15-19 ans s’élevait à 5,55/100 000 habitants. Cela représente environ 600 victimes, soit plus de 10 par semaine.

L’importance de l’image pendant l’adolescence

L’enjeu consiste donc à identifier les facteurs de risque pour la santé mentale des jeunes. L’importance accordée à l’image au sein de nos sociétés représente sans doute l’un des nœuds du problème. 

Elle peut ainsi être à l’origine du développement d’une anorexie mentale, même si des facteurs génétiques entrent probablement en compte pour expliquer le caractère chronique de la maladie. À ce niveau, garçons et filles ne sont d’ailleurs pas logés à la même enseigne. Cette maladie, classée dans la catégorie des troubles mentaux, touche en effet très majoritairement le sexe féminin.

Le problème aigu du cyberharcèlement

Si Internet représente en de nombreux points un progrès majeur, il s’agit parfois pour nos ados d’une véritable jungle. Une publication insultante ou dégradante sur les réseaux sociaux peut en effet avoir un effet délétère sur les enfants et les jeunes qui en sont victimes.

Sur Internet, plus aucune limite de temps ni d’espace n’existe. Un post peut faire le tour du monde et ne jamais disparaître. C’est la raison pour laquelle le cyberharcèlement est souvent très mal vécu et nécessite une prise en charge psychologique très sérieuse.

La détresse psychologique provoquée par l’immense sentiment de honte qui étreint les victimes est souvent très profonde. Le cyberharcèlement concerne en effet surtout des jeunes âgés de moins de 15 ans, qui se retrouvent happés alors qu'ils ne sont qu'à l'aube de leur autonomie numérique.

Pour éviter les conséquences parfois dramatiques du cyberharcèlement, il est essentiel d’éduquer nos enfants à l’utilisation des réseaux sociaux et de les alerter sur leurs dangers potentiels. Trop souvent, une campagne de dénigrement sur Internet pousse un jeune à commettre un geste suicidaire.

L’enjeu des maladies mentales à l’adolescence

L’adolescence est aussi la période de la vie durant laquelle peuvent se déclarer certaines maladies mentales chroniques comme les troubles bipolaires et la schizophrénie.

Le diagnostic se révèle parfois long à poser. Les changements d’attitude que ces troubles mentaux occasionnent ne sont bien souvent pas caractéristiques durant les premiers mois. Un diagnostic précoce s'avère pourtant essentiel pour mettre en place un traitement efficace et préserver les chances du jeune patient de vivre une vie la plus normale possible.

Scarification : le mal-être à fleur de peau

Les scarifications sont des actes d’automutilation volontaires sur la peau, au point parfois de se gratter jusqu’aux veines. Si ce geste témoigne d’un très profond malaise et peut bien évidemment effrayer, il ne présage pas forcément d’une envie d’en finir. Mais la souffrance psychique est telle que l’individu qui pratique la scarification cherche à souffrir physiquement pour la reléguer au second plan.

Sauf rares exceptions, ce trouble n’est pas appelé à s’installer dans le temps et disparaît dans la plupart des cas au début de l’âge adulte. Il s’agit néanmoins de le prendre au sérieux et de demander de l’aide à un médecin ou à un psychiatre pour traiter les causes de ces scarifications.

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