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Selon l'OMS, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche environ 8 à 13 % des femmes en âge de procréer. C'est un trouble répandu, mais dont les symptômes varient d'une femme à l'autre. Levons le voile sur cette affection pour mieux la comprendre.
Le SOPK change de nom et devient le SMOP
En mai 2026, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été renommé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP). Cette évolution a pour but de mieux refléter les différentes dimensions du syndrome :
Ce nouveau nom ne change pas la prise en charge des patientes déjà diagnostiquées et remplacera progressivement le SOPK dans la documentation médicale, c’est pourquoi vous pouvez trouver les deux appellations dans cet article ou ailleurs sur notre site.
Le SOPK (ou syndrome métabolique ovarien polyendocrinien) est un dérèglement hormonal qui provoque une production excessive d'hormones masculines (androgènes) chez les femmes concernées. Il en résulte un taux élevé de testostérone dans leur sang, entraînant un certain nombre de symptômes.
Cette affection est notamment reconnaissable à l'apparence des ovaires. Leur taille est plus importante et ils semblent présenter une multitude de kystes. Ces "kystes" sont, en réalité, une accumulation de follicules (sortes de petites poches abritant des ovocytes immatures), dont le développement n'est pas terminé et n'a pas pu induire d'ovulation, perturbant le cycle menstruel.
Les symptômes du SOPK / SMOP varient d'une femme à l'autre et ne sont pas toujours présents simultanément. Ils peuvent aussi changer au fil du temps. Les suivants sont fréquemment observés :
Le SOPK / SMOP peut aussi provoquer une réduction de la sensibilité à l'insuline et d'autres complications telles que :
Selon l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale en France), environ la moitié des femmes atteintes du SOPK / SMOP rencontrent des problèmes de fertilité.
Une prise en charge médicale adaptée et un mode de vie sain peuvent réduire les risques de complications. C'est pourquoi, si vous pensez être atteinte du SOPK / SMOP, parlez-en à votre médecin.
Lors d'une consultation initiale, le médecin vous posera des questions et vous examinera. Il ou elle vous prescrira ensuite une échographie et une prise de sang.
Le diagnostic de SOPK / SMOP peut être établi si, à l'exclusion d'autres causes, vous présentez au moins 2 des caractéristiques suivantes :
On ne guérit pas du syndrome des ovaires polykystiques ; cependant, il existe des traitements et recommandations permettant de gérer les symptômes et de réduire les risques de complications.
Avoir un mode de vie sain, une activité sportive régulière et une alimentation équilibrée peut permettre de réduire certains symptômes, d'équilibrer le taux d'insuline ou encore de limiter la prise de poids et le risque de maladies cardiovasculaires.
Il existe également des traitements médicamenteux permettant de régulariser le cycle menstruel ou encore de réduire la pilosité ou l'acné (par exemple, la pilule contraceptive).
En cas de désir de grossesse, plusieurs solutions peuvent être envisagées comme :
Bon à savoir
Même si, chez une femme atteinte de SOPK / SMOP, le cycle menstruel est perturbé, une ovulation peut tout de même avoir lieu. C'est pourquoi, s'il n'y a pas de désir de grossesse, il est important de toujours utiliser une méthode contraceptive.
La plupart des femmes atteintes de SOPK / SMOP pourront tomber enceintes (dont beaucoup spontanément). Toutefois, au vu des risques de complications qu'elles présentent, il est particulièrement important qu'elles bénéficient d'un suivi approprié auprès d'un professionnel de santé.