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Les antidouleurs puissants comme le tramadol, le fentanyl ou l’oxycodone peuvent soulager efficacement les douleurs sévères ou chroniques. Leur usage doit toutefois rester prudent et faire l’objet d’un suivi médical étroit.
Un usage rationnel des antidouleurs opioïdes signifie qu’ils sont :
Ce suivi est essentiel : lorsque l’usage se prolonge, l’arrêt du traitement devient souvent plus difficile.
Entre 2018 et 2023, une diminution globale de l’utilisation des opioïdes a été observée en Belgique. Chez les adultes ne bénéficiant ni de soins oncologiques ni de soins palliatifs, le nombre total d’utilisateurs a diminué de 15 % sur cette période. Ces chiffres proviennent d’une étude de Partenamut Mutualité Libre.
L’étude montre toutefois que l’usage chronique reste préoccupant. Parmi les adultes qui utilisaient des opioïdes de façon chronique en 2023, une personne sur deux prenait déjà ces médicaments cinq ans plus tôt. Cela illustre à quel point l’usage chronique peut s’installer durablement et souligne l’importance d’envisager à temps des alternatives thérapeutiques.
Une utilisation prolongée des opioïdes augmente notamment le risque de :
Selon le Dr Thomas De Groote, médecin et expert auprès des Mutualités Libres, la prise en charge de la douleur chronique doit reposer sur une approche multimodale. La médication ne constitue qu’un élément du traitement et doit être combinée à d’autres formes de prise en charge, telles que :
Cette approche permet d’agir non seulement sur la douleur elle-même, mais aussi sur les facteurs sous-jacents qui l’influencent.
Les antidouleurs puissants peuvent jouer un rôle utile dans le traitement de la douleur chronique. Un usage rationnel, combiné à d’autres thérapies et à un dialogue ouvert avec le médecin, permet toutefois d’en limiter les risques. L’objectif reste toujours le même : préserver au maximum la qualité de vie.