Mieux vivre son diabète

8 novembre 2021 / Diabete

La Journée Mondiale du Diabète, qui a lieu chaque année le 14 novembre, nous rappelle que le diabète fait des ravages partout dans le monde et que l’accès aux soins n’est pas le même pour tous les malades. Un événement également relayé dans notre pays par l’Association du Diabète qui accompagne les personnes diabétiques tout en essayant de déstigmatiser la maladie.

Fille tenant une haltère et un glycomètre, prévention pour la Journée Mondiale du Diabète avec l'Association du Diabète

Chaque année, depuis 20 ans, le 14 novembre est consacré à la Journée Mondiale du Diabète. Une maladie chronique qui touche plus de 460 millions de personnes dans le monde. En Belgique, il n’existe pas de registre officiel répertoriant le nombre exact de personnes souffrant du diabète mais on estime qu’ils sont environ 700.000. Ceux-ci peuvent notamment compter sur le soutien de l’Association du Diabète qui participe aussi activement à la Journée Mondiale de sensibilisation.

La Journée Mondiale du Diabète

Cette journée de sensibilisation a été lancée en 1991 à l’initiative de la Fédération internationale du Diabète et de l’Organisation mondiale de la santé. Elle a pour objectif de sensibiliser le plus grand nombre à un problème de santé mondiale. Cet événement est célébré chaque année le 14 novembre, date d’anniversaire de Frederick Banting, qui a découvert l’insuline avec Charles Best en 1922.

L’accès aux soins pour toutes les personnes diabétiques

Cette année, le thème choisi est celui de l’accès aux soins du diabète. Trop de personnes dans le monde ne peuvent bénéficier de soins continus et de soutien pour gérer leur maladie et les complications qui peuvent en découler. Or, l’accès à l’insuline, au matériel de surveillance de la glycémie, aux médicaments mais aussi à une vie saine et à un soutien psychologique est indispensable pour traiter efficacement le diabète.

L’Association du Diabète

Depuis 1942, cette asbl qui regroupe des personnes diabétiques, des paramédicaux, ainsi que des médecins, a pour mission de fournir toutes les informations nécessaires à une bonne gestion de la maladie.  Rencontre avec Nicole Pirotte, directrice de l’asbl et Valérie Heuvelmans, infirmière spécialisée en diabétologie et notamment en charge de la permanence téléphonique.

Quel rôle joue votre association auprès des personnes diabétiques ?

Tout d’abord informer les personnes diabétiques en leur donnant les clés pour leur permettre de comprendre tous les mécanismes qui sont liés à la maladie. Lorsque le diagnostic est posé, il n’est pas toujours facile d’assimiler toutes les informations fournies par les médecins. Le diabète étant une maladie chronique, les malades vont également avoir besoin d’un accompagnement de longue durée. Nous sommes donc là pour les soutenir et répondre à toutes leurs questions via la permanence téléphonique mais aussi notre site internet et notre magazine d’informations.

Concrètement comment accompagnez-vous les personnes en demande d’informations ?

Lors de la permanence téléphonique, nous n’effectuons pas de consultation médicale. Nous répondons aux questions et nous abordons les aspects pratiques de la maladie. Par exemple, comment s’organiser quand on part en voyage ou lors d’un dîner de famille, où trouver le matériel adéquat et comment l’utiliser… La gestion de la maladie a beaucoup évolué, notamment grâce à l’apparition de nouvelles technologies. Les patients peuvent maintenant utiliser des capteurs placés sur leur bras qui mesurent en continu leur taux de glycémie. Dès que celui-ci est critique, une alerte s’enclenche. Cette pratique vise à remplacer l’ancienne méthode très contraignante qui consistait à se piquer le doigt plusieurs fois par jour. Mais tout le monde n’est pas à l’aise avec cette nouvelle technique et nous aidons les patients à utiliser correctement ces capteurs.

Vous avez également à cœur de changer le visage du diabète qui est trop souvent stigmatisé ?

De nombreuses personnes diabétiques cachent leur maladie car il existe encore trop de discrimination notamment au niveau professionnel. Les traitements sont souvent lourds et demandent des contrôles et des soins quotidiens difficiles à effectuer sur le lieu de travail. Notre association essaie de changer la vision négative qui est parfois perçue dans l’opinion publique en montrant des exemples positifs de diabétiques qui sont actifs, font du sport… Leur vie ne se résume pas à la maladie, ils peuvent vivre un tas de choses formidables. Nous organisons d’ailleurs de nombreuses activités très variées (balades nature, sorties culturelles, activités sportives…) pour permettre aux personnes diabétiques de ne pas se focaliser sur leur maladie.

Vous avez également un rôle de sensibilisation. Comment se traduit-il ?

Nous sensibilisons le grand public en l’incitant à effectuer notre test en ligne pour évaluer leur niveau de risque et à se faire dépister si les risques sont élevés. Nous collaborons aussi avec des organismes privés et publics pour organiser des actions dans les communes, les mutualités, ainsi que dans des entreprises qui veulent sensibiliser leur personnel aux risques du diabète. Il est également important de faire un travail d’éducation dans les écoles. En incitant les enfants dès leur plus jeune âge à adopter de bonnes habitudes alimentaires et à faire de l’exercice, on évite les risques d’obésité qui peuvent entraîner du diabète de type 2.

Votre mission de sensibilisation sera également relayée lors de la Journée Mondiale du Diabète ?

Oui, à l’occasion de cette journée, nous lançons la campagne "Protégeons nos artères". Un diabète mal contrôlé peut causer de graves dommages sur la santé, notamment en altérant le fonctionnement des vaisseaux et en endommageant plusieurs organes, parmi lesquels le cœur et le système cardiovasculaire, les yeux, les reins et les nerfs. La prévention et le dépistage précoce du diabète peuvent prévenir ou retarder l’apparition de ces complications très sévères.

Plus d’infos : Association du Diabète, 9 avenue de Roodebeek, 1030 Bruxelles, tél. : 02 374 31 95, www.diabete.be

Remboursements Partenamut liés au diabète

Avec les Avantages Partenamut, vous bénéficiez de remboursements liés au diabète. Nous intervenons notamment dans le suivi médical : 
- 20€/consultation avec un éducateur en diabétologie (plafond de 60€/année civile)
- 35€/an pour l'affiliation à l'Association du Diabète / Diabetes Liga (la cotisation est de 35€/an): à partir du 1er janvier 2022 et sous réserve d'approbation de l'OCM
- jusqu'à 160€/an (à raison de 50% de la facture) pour l'achat de tigettes, lancettes, aiguilles et patchs pour capteurs de glycémie. 
- maximum 50€ tous les 5 ans pour l’achat de matériel d’auto-contrôle (glucomètre).

Des remboursements sont également prévus pour les séances chez un diététicien ou un médecin nutritionniste (jusqu’à 180€/an), pour les dépistages et les consultations préventives (jusqu’à 50€/an), pour des apps e-santé, dont Freestyle Libre qui mesure le taux de glycémie (jusqu’à 20€/an), pour des soins de pédicurie (jusqu’à 30€/an), ainsi que pour des consultations chez un psychologue (jusqu'à 320€/an).

Notre partenaire de vente et de location de matériel médical et paramédical, Partenamut Shop, propose également à la location du matériel de « sport » (catégorie revalidation) à un tarif avantageux pour les affiliés Partenamut : pédalier, home-trainer, simulateur de marche (30 minutes d’exercice physique par jour peuvent réduire de 40% le risque de développer un diabète de type 2).

 

 

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