Grossesse gémellaire ou multiple : en quoi est-elle différente ?

6 juin 2019 / Suivi médical

Si attendre un heureux événement peut quelquefois être source d’angoisses, les questions que l’on se pose lors d’une grossesse multiple sont décuplées. Pas de panique pour autant ! Organisation, budget, suivi médical… Quels sont les points d’attention particuliers lorsqu’on attend  des jumeaux ou des triplés ?

Quelles sont les spécificités d'une grossesse multiple ?

Grossesse gémellaire ou multiple, une épreuve pour le corps et l'esprit

Le suivi médical d'une grossesse multiple

Une grossesse multiple, c’est une épreuve tant physique que psychique. Non seulement, le corps est plus fortement sollicité que lors d’une grossesse unique, mais les difficultés liées à une naissance multiple affectent aussi le mental. Être enceinte de deux bébés ou plus est considéré comme plus risqué et il est donc important de se ménager durant cette grossesse et d’être bien suivie.

Le suivi médical d’une grossesse multiple est en grande partie similaire à celui d’une grossesse unique. Certains examens seront néanmoins pratiqués plus fréquemment, comme l’échographie par exemple.

Aussi, la première échographie sera très importante : elle permettra d’évaluer si la grossesse gémellaire aura un ou deux placentas. Dans le cas d’un seul placenta, le suivi échographique sera plus rapproché, le risque d’échanges sanguins entre les fœtus et donc leur évolution réciproque étant plus sujet à surveillance.

Les petits maux de grossesse

La fatigue
Si toutes les femmes enceintes sont plus vite fatiguées, attendre plusieurs bébés est encore plus éprouvant pour le corps. Imaginez l’énergie dont votre corps a besoin pour transformer une cellule en être humain! Et que dire s’il doit faire deux fois (ou plus) le boulot…
Aussi, il faut se ménager un peu plus et prendre le repos dont vous avez besoin. N’hésitez pas à faire des siestes et des nuits plus longues, et à vous allonger dès que vous en avez besoin.

Les nausées
Le taux d’hormone de grossesse étant plus élevé lorsqu’on attend des jumeaux ou des triplés, les nausées et vomissements sont plus fréquents ou plus intenses.

La prise de poids
En moyenne, une femme enceinte de plusieurs bébés prendra 30 à 40% de poids en plus qu’une femme qui a une grossesse unique.
Au sixième mois de grossesse gémellaire, le ventre aura la taille d’une femme à terme d’un bébé unique. Il est normal de prendre plus de poids, mais à nouveau, le poids à porter est vite lourd et donc, fatigant.

La grossesse multiple implique des risques accrus

S’il ne faut pas s’alarmer pour autant, une grossesse multiple comporte bel et bien plus de risques qu’une grossesse unique, mais qui seront atténués par un suivi obstétrique bien conduit.

Les risques de complication pour la maman

Le corps étant mis à rude épreuve pendant la gestation de jumeaux, triplés ou plus, il y a chez la mère un risque plus élevé d’hypertension, de prééclampsie, d’anémie et de diabète gestationnel. D’où l’importance du suivi régulier par un professionnel. En général, ménagez-vous, ne portez pas de charges lourdes, évitez les longs voyages et trajets en voiture, ne mangez pas “pour 3” et reléguez l’activité sportive au second plan pour l’instant.

Les risques de complication pour les bébés

Le retard de croissance et le risque de malformation sont un peu plus élevés chez les jumeaux, mais des échographies régulières permettent de suivre le développement des foetus de très près.

La prématurité est fréquente lors de grossesses gémellaires ou multiple. D’une part car l’utérus n’a pas toujours assez de place pour permettre aux deux fœtus de se développer jusqu’au bout. Et d’autre part car la pression exercée sur le col par le poids de deux bébés ou plus est trop forte et que celui-ci risque de s’ouvrir plus tôt qu’à terme. Voilà pourquoi on estime souvent le terme des jumeaux à 8 mois plutôt qu’à 9 (on parle de prématurité avant 37 SA ; semaines d'aménorrhée) et qu’il est conseillé d’arrêter de travailler plus tôt que pour une grossesse unique.

Le syndrome du transfuseur-transfusé est un autre risque, mais qui est faible et n’existe que si les bébés partagent le même placenta. Si le flux sanguin n’est pas partagé équitablement entre les jumeaux, il y a des risques de complications pour les deux bébés. Le “donneur” aura un volume sanguin moindre et une diminution de sa pression sanguine, il grandira moins bien et sera plus vulnérable, tandis que le “receveur” présentera une surcharge du volume sanguin et une plus grande taille.

Un accouchement bien préparé et surveillé

Bien que l’accouchement par voie basse soit toujours préféré, sachez que la moitié des accouchements de jumeaux se fait par césarienne. C’est principalement la position des bébés qui en décidera. Si le premier bébé se présente la tête en bas, un accouchement naturel est envisageable. Si le premier bébé est en siège ou que l’un des bébés est en souffrance, on privilégiera une césarienne. C’est aussi cette solution qui sera toujours choisie pour les jumeaux qui partagent la même poche amniotique. De nouveau, chaque cas est unique et le médecin qui suit votre grossesse de près vous informera sur l’accouchement. De votre côté, n’hésitez pas à suivre des séances de préparation à l’accouchement ou à vous informer auprès de votre maternité ou encore de trouver des témoignages et encouragements auprès de mamans ayant été dans votre cas.

Les congés et démarches administratives

Le congé de maternité

Le repos de maternité pour la mère (salariée ou demandeuse d’emploi) qui accouche de plus d’un enfant est plus long et peut commencer plus tôt que la normale. Au lieu de 15 semaines, vous pouvez prendre jusqu’à 19 semaines de repos de maternité, dont obligatoirement 1 semaine avant la date prévue d’accouchement. Le congé prénatal peut cependant commencer jusqu’à 8 semaines avant la date d’accouchement.
Si vos bébés doivent être hospitalisés plus de 7 jours après la naissance, le congé postnatal sera prolongé de la durée de leur hospitalisation, jusqu’à une limite de 24 semaines de congé maternité au total.

Chaque grossesse et chaque naissance étant particulière, mieux vaut vous informer auprès de votre mutuelle en fonction de votre cas.

L'écartement et indemnités

Si votre environnement de travail représente un danger pour vous et/ou vos bébés pendant la grossesse, vous pouvez alors être écartée de votre environnement de travail. Vous pouvez dès lors percevoir un revenu de remplacement jusqu’à 8 semaines avant la date présumée de l’accouchement, ce qui correspond au début du repos prénatal. Votre indemnité s’élève alors à 78,237 % de votre salaire brut et est plafonné. Découvrez ici tout ce qu’il faut savoir sur l’écartement et ses indemnités.

Le congé d'allaitement

Il n’existe aucune disposition légale concernant le congé d’allaitement, ou le fait de rester à la maison après le congé de maternité pour allaiter votre ou vos bébé.s. Il est possible cependant que la convention collective de travail de votre employeur vous permette d’en prendre un. En cas d’écartement du travail pour cause d’allaitement, on parle de congé d’allaitement prophylactique. Celui-ci est possible avec l’accord du médecin du travail. Dans tous les cas, renseignez-vous auprès de votre employeur pour connaître les conditions et les démarches à prévoir.
Vous pouvez également demander des pauses d’allaitement à votre employeur et percevoir une indemnité de votre mutuelle pour celles-ci. Découvrez comment ici.

Les allocations, aides et primes

Accueillir un bébé, c’est déjà un sacré budget. Que dire alors quand on en attend deux, trois, voire plus ? Sachez que vous avez droit à des allocations familiales dès la naissance de vos enfants, ainsi qu’à une ou plusieurs prime.s. Retrouvez le détail des différentes primes ainsi que nos bons plans pour alléger le budget naissance par ici.

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