Boulimie et hyperphagie boulimique : symptômes d’un certain mal-être

25 mars 2022

Les troubles du comportement alimentaire (TCA) comme la boulimie nerveuse et l’hyperphagie boulimique (aussi simplement appelée hyperphagie) se déclenchent souvent tôt, parfois même durant l’enfance. Si elles présentent des caractéristiques différentes, ces deux maladies partagent un socle commun : une pulsion incontrôlable de manger. Souvent, ces troubles du comportement alimentaire sont le révélateur de troubles anxieux et nécessitent une prise en charge psychologique.

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Quelles différences entre la boulimie et l’hyperphagie ?

Ces TCA concernent tous deux l’absorption compulsive de très grandes quantités de nourriture, indépendamment de la sensation de faim. Ce qui les différencie, c’est l’attitude du patient après la crise.
Un jeune souffrant de boulimie développe des comportements compensatoires afin de maintenir un poids stable. Il s’agit de vomissements provoqués, de prise de médicaments laxatifs ou diurétiques, du jeûne ou de la pratique sportive intensive.

Contrairement à la boulimie, l’hyperphagie n’entraîne pas la mise en place d’une stratégie de compensation. C’est la raison pour laquelle ce trouble du comportement alimentaire provoque généralement surpoids ou obésité.

Quel est le profil des patients boulimiques ou atteints d’hyperphagie ?

Les TCA concernent statistiquement davantage les filles que les garçons. La boulimie est un trouble presque exclusivement féminin qui se déclare à l’adolescence, généralement vers 13-14 ans. Elle s’accompagne parfois de l’anorexie, les deux maladies agissant alors comme un balancier.

L’hyperphagie peut elle se déclarer dès l’enfance. Dès le plus jeune âge, ces pertes de contrôle alimentaires provoquent un sentiment de honte et de culpabilité. Celui-ci est par ailleurs renforcé par le surpoids et la perte d’estime de soi qui en découle. L’enfant ou l’adolescent risque alors d’entrer dans un cercle vicieux.

Comment expliquer l’apparition de la boulimie ou de l’hyperphagie ?

L’hyperphagie concerne davantage des profils impulsifs. Elle touche aussi en plus grand nombre des personnes souffrant du stress ou de solitude. Les TCA peuvent avoir des causes diverses, mais elles sont souvent d’ordre psychologique. Il s’agit de la manifestation d’un mal-être.

Florence Bierlaire, psychothérapeute spécialisée dans les troubles alimentaires, confirme le caractère émotionnel de ce type de maladie. « Manger, c’est emballer ses émotions pour ne plus les ressentir ».

Pour des jeunes confrontés à des difficultés relationnelles à l’école ou à la maison, en perte de repères ou tout simplement à une pression trop forte à gérer (qu’elle provienne de l’extérieur ou qu’il s’agisse d’une pression intérieure), la nourriture peut paraître le seul plaisir accessible. Cela peut alors déclencher un processus d’addiction, comme ce pourrait être le cas avec l’alcool ou la drogue.

Quels sont les risques de l’hyperphagie et de la boulimie ?

Les risques de l’hyperphagie sont essentiellement liés à ceux du  surpoids qui en résulte :

Les risques liés à la boulimie sont eux davantage liés aux comportements compensatoires inappropriés, comme le fait de se faire vomir :

  • Des carences en vitamines et nutriments peuvent affaiblir les os et les cheveux
  • Une perturbation de la production d’hormones susceptible d’impacter la croissance ou les cycles menstruels
  • Les vomissements répétés peuvent provoquer un reflux acide et favoriser l’apparition d’un cancer de l’œsophage

Comment traiter la boulimie ou l’hyperphagie ?

Nous l’avons vu, la boulimie et l’hyperphagie sont des maladies, mais elles sont aussi le symptôme d’un dysfonctionnement souvent d’ordre psychologique. Une thérapie, l’hypnose ou la programmation neurolinguistique (PNL) peuvent donner de bons résultats.
En cas de trouble du comportement alimentaire, l’enjeu ne consiste souvent pas à traiter la maladie elle-même, mais à se concentrer sur ses causes. 

Face à un enfant ou à un adolescent confronté à un TCA, la bienveillance doit être le maître-mot. Il s’agit véritablement d’une maladie, le jeune ne contrôle donc pas ce qui lui arrive. Vouloir mettre en place un régime alimentaire se révèle donc inutile, voire contre-productif. Cela risque en effet d’augmenter sa frustration et de renforcer le comportement pervers.

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