Améliorer la prise en charge des violences sexuelles

9 avril 2018

Porter plainte ou se confier lors d’une agression sexuelle est difficile. L’ouverture de trois Centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) va faciliter le soutien et la prise en charge des victimes.

Jeune femme debout de dos dans une forêt ensoleillée

En Belgique, environ 45 000 dossiers pour violences sexuelles sont déposés chaque année selon Amnesty International. Des chiffres qui ne sont que la partie émergée de l’iceberg. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout acte sexuel, harcèlement sexuel ou exhibition sexuelle réalisé sans le consentement d’une personne et/ou lorsque cette personne n’est pas capable de refuser (ivre, endormie, droguée…) est considéré comme une violence sexuelle.

Ouverture de trois Centres de prise en charge des violences sexuelles
Les Centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles (CPVS) ont été ouverts à Bruxelles, Gand et Liège, à l’initiative de trois entités :
  • La secrétaire d’État à l’égalité des chances, Zuhal Demir
  • L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes
  • La police
Leur objectif ? Proposer aux victimes une prise en charge globale et mieux adaptée.
« Les centres sont accessibles 24h/24 et 7j/7 pour permettre un contact en ligne ou par téléphone à tout moment pour les victimes, leurs proches et/ou des tiers », explique Virginie Baÿ, chef de projet associée à la mise en place du CPVS au CHU de Liège.
 
« Avant la création de ces centres, il n’y avait tout simplement pas de prise en charge psychologique des victimes », précise Françoise Leroux, psychothérapeute au centre Rue Haute 320.

Comment se déroule une visite au CPVS ?

La personne est reçue ou écoutée par l’infirmière légiste CPVS, qui assure une aide psychologique de première urgence. Elle déterminera ensuite si la victime souhaite déposer plainte et se chargera de contacter la police et le parquet. La prise en charge sera bien entendu adaptée selon l’âge et le genre de la victime.
 
Le deuxième rôle de l’infirmière, après la phase aigüe, est celui de « gestionnaire de cas » (case manager). Elle est le point de contact unique pour la victime et tous les prestataires de soins qui interviennent au long de son suivi. Cela implique de prévoir le suivi médical, psychologique et juridique de la victime. Pour mener à bien leur mission, ces infirmières ont reçu une formation intensive d’un mois.
 
Qui contacter en cas de violences sexuelles ?
 En tant que victime ou personne de confiance, vous pouvez prendre un rendez-vous ou rendre visite à l’un des centres suivants :

CPVS Bruxelles   02/535.45.42  CPVS@stpierre-bru.be 
CPVS Liège 04/367.93.11 cpvs@chu.ulg.ac.be
ZSG Gent 09/332.80.80 zsg@uzgent.be

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