Problème d’apprentissage des maths ? Et si c’était la dyscalculie ?

26 septembre 2019 / Éducation et vie sociale

Aimées par les uns, détestées par les autres… Les maths ne laissent personne indifférent. Et si « J’aime pas les maths ! » cachait une dyscalculie ?

Enfants en train de faire leur travail scolaire

 

La dyscalculie et les autres trouble « dys »

Les troubles « dys » sont des troubles de l’apprentissage. Et si vous avez probablement entendu parler de la dyslexie, qui est un trouble de la lecture et du décodage du langage écrit, on connait bien moins la dyscalculie. Pourtant, ce trouble de l’apprentissage des activités numériques et des mathématiques toucherait jusqu’à 6 % environ de la population, autant que la dyslexie !

Les caractéristiques de la dyscalculie 

La dyscalculie est un trouble de l’apprentissage du calcul. Les enfants ont du mal à comprendre les nombres, à les traiter ou à s’en souvenir. Ce trouble de l’apprentissage numérique ne s’accompagne d’aucune déficience mentale. 

Elle peut être associée éventuellement à d’autres troubles « dys » de l’apprentissage, comme la dysgraphie, la dyslexie, la dyspraxie ou un trouble de l’attention. 

Et si mon enfant était dyscalculique ?

La dyscalculie est parfois moins simple à dépister que les autres problèmes d’apprentissage : on estime parfois que l’enfant n’a tout simplement pas « la bosse des maths ». Concrètement, comment se manifeste la dyscalculie ?

  • Lire et écrire les nombres : un enfant dyscalculique pourra écrire 83 au lieu de 38 ou bien lire 25 à la place de 52. 
  • Retenir les nombres : retenir les tables d’addition et de multiplication, tout comme un numéro de téléphone peut être plus difficile lorsque l’on est dyscalculique. 
  • Compter sur ses doigts ou avoir besoin de beaucoup de temps pour le calcul mental. 
  • Avoir du mal à utiliser ou comprendre les symboles mathématiques : les concepts comme « 2 fois plus petit que… » « Plus grand que… » peuvent être difficiles à comprendre. 
  • Les énoncés et formulations des problèmes peuvent être plus difficiles à comprendre. 

Les enfants dyscalculiques peuvent avoir de bons résultats en physique ou en géométrie : leurs capacités de raisonnement logique ne sont pas amoindries par la dyscalculie. 

Et à l’âge adulte ? 

Les problèmes posés par la dyscalculie persistent à l’âge adulte s’ils ne sont pas dépistés et traités pendant l’enfance. À cet âge, ils peuvent se manifester autrement, comme une difficulté à évaluer les poids et les distances, à évaluer le prix des objets lors de soldes, par exemple ou bien à rendre la monnaie. 

 

Comment aider les enfants dyscalculiques ? 

La dyscalculie ne disparaît pas, comme pour les autres troubles d’apprentissage. Mais il est tout à fait possible d’aider les enfants !

Chez les enfants dyscalculiques qui présentent aussi une dyslexie, la prise en charge par un logopède est très souvent efficace. Dans tous les cas, la recherche d’une méthode d’apprentissage adaptée, avec la collaboration ou non d’un orthopédagogue aidera votre enfant à gagner en assurance et en autonomie. Il se sentira plus à l’aise dans sa maîtrise du langage mathématique. 

À l’école, prévenez les enseignants du diagnostic de dyscalculie. Ils pourront mettre en place des aménagements :

  • Donner plus de temps à l’élève
  • Le laisser poser des opérations ou compter sur ses doigts
  • Reformuler les consignes des exercices pour les rendre plus claires
  • Lui proposer du matériel concret : blocs, réglettes, balances… 

 

Et à la maison ? 

Proposez à votre enfant des petits jeux arithmétiques ou demandez-lui son aide quand vous devez aller faire des courses. Comparez les prix, comptez la monnaie, comptez sur les doigts, choisissez une couleur pour les centaines, les dizaines et les unités… Plus votre enfant pourra ancrer le calcul et les nombres dans le concret, plus ce sera facile pour lui.

La prise en charge financière de la logopédie

L’assurance obligatoire rembourse les frais suivants : 

  • La consultation chez un spécialiste comme un neuropédiatre pour établir un diagnostic
  • L’établissement d’un bilan chez un logopède (5 séances au maximum après l’accord du médecin-conseil de la mutuelle)
  • Les séances de logopédie prescrites sur les recommandations du bilan (après l’accord du médecin-conseil de la mutuelle).

Les avantages Partenamut peuvent intervenir dans certains frais :

  • Les séances de logopédie si l’assurance obligatoire n’intervient pas (nature du trouble, plafond dépassé, demande déposée trop tardivement…). 
  • Les visites chez un psychologue, à hauteur de 12 séances par an (15 euros par séance).
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