La prostate : le point faible des hommes

16 novembre 2021 / Cancer , Maladie , Prevention

Après 50 ans, un homme sur deux est confronté à un problème de prostate. Il s’agit le plus souvent d’une hypertrophie bénigne, un phénomène naturel qui s’amorce vers 45-50 ans. Principal symptôme : des troubles urinaires. Au-delà de 65 ans, les risques de cancer prostatique augmentent. Le dépistage est donc essentiel pour une prise en charge rapide de la maladie.

À quoi sert la prostate ?

La prostate est une glande qui appartient à l’appareil génital masculin. De la taille d’une châtaigne, elle entoure l’urètre et se situe sous la vessie et devant le rectum. Elle joue un rôle dans la production du liquide séminal, un fluide qui compose la majorité du sperme. Sa fonction : nourrir et véhiculer les spermatozoïdes vers l’ovule pour permettre la fécondation. Le liquide séminal est stocké dans la prostate qui se contracte et l’expulse au moment de l’éjaculation.

L’hypertrophie bénigne de la prostate (ou adénome prostatique)

La prostate ne présente aucune utilité durant l’enfance, cette glande est dès lors peu développée chez le jeune garçon. À la puberté, elle double de volume. Après 50 ans, la taille de la prostate peut à nouveau augmenter. 80 % des hommes connaissent alors une hypertrophie de la prostate. Pas d’inquiétude, il s’agit d’un phénomène naturel tout à fait normal. Cependant, cette hypertrophie bénigne de la prostate (ou adénome prostatique) peut provoquer des troubles urinaires ou de l’éjaculation assez gênants dans la vie quotidienne. Certains hommes ne constatent aucun symptôme de cette hypertrophie prostatique.

Remarque importante : l’adénome prostatique n’est en aucun cas annonciateur d’un cancer de la prostate. Bien qu’elles puissent coexister, ces deux affections ne sont pas liées.

Le cancer de la prostate

Les chiffres

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme et le deuxième le plus fréquent après le cancer du sein. En Belgique, il représente environ 14 % des diagnostics de cancer, avec plus de 10 000 cas recensés en 2019.

S’il peut survenir dès la cinquantaine, environ trois quarts des patients ont plus de 65 ans. Avec un taux de survie à 5 ans de 95.2 %, le cancer de la prostate est l’une des maladies graves dont le pronostic est le plus favorable. Il n’est en effet responsable ‘que’ de 3 % des décès annuels.

Facteurs de risque du cancer de la prostate

Si les causes du cancer de la prostate ne sont actuellement pas connues, on note cependant un certain nombre de facteurs de risque concernant l’apparition de la maladie :

  • L’âge : il s’agit du facteur prédisposant le plus évident. Plus on vieillit, plus les risques d’apparition d’un cancer de la prostate augmentent. On observe un taux élevé de cancers de la prostate chez les plus de 80 ans.
  • Les antécédents familiaux : comme c’est le cas pour certains cancers, le critère génétique semble jouer un rôle important dans le cancer de la prostate.
  • L’origine ethnique : les hommes d’origine africaine, antillaise et la population noire américaine semblent davantage à risque de développer un cancer de la prostate, sans que l’on sache très bien expliquer pourquoi.
  • L’environnement : il s’agit d’un facteur de risque commun à bon nombre de cancers. L’environnement, et singulièrement l’alimentation, peut favoriser l’apparition d’un cancer de la prostate. Cette maladie touche sensiblement moins la population asiatique. L’alimentation riche en graisse que l’on consomme en Occident pourrait expliquer cette différence.

Les symptômes du cancer de la prostate

Généralement, les troubles urinaires sont les premiers signes d’alerte d’un problème de prostate. Envies d’uriner plus fréquentes, difficultés lors de la miction, jet faible ou interrompu, douleurs, brûlures, parfois présence de sang dans les urines, etc. Des troubles de l’éjaculation ou des éjaculations douloureuses doivent aussi mettre la puce à l’oreille.

S’il convient de parler de ces symptômes à son médecin, il ne faut pas pour autant imaginer le pire. Comme expliqué précédemment, l’hypertrophie bénigne de la prostate est susceptible de provoquer les mêmes symptômes en comprimant la vessie ou l’urètre.

Le dépistage du cancer de la prostate

Faut-il se faire dépister ?

Depuis quelques années, le mouvement Movember réalise un important travail de prévention et de sensibilisation au dépistage des cancers masculins, notamment le cancer de la prostate et le cancer des testicules. Il invite entre autres les hommes à se laisser pousser la moustache durant le mois de novembre pour attirer l’attention sur cette question.

Cette nécessité s’applique surtout aux hommes relativement jeunes. Même si le cancer de la prostate touche principalement les hommes plus âgés, l’intérêt du dépistage au-delà de 75 ans est moindre, car la maladie évolue alors très lentement. Ils peuvent donc présenter des cellules cancéreuses dans la prostate sans jamais en souffrir et encore moins en mourir. La prise en charge du cancer et les troubles psychiques liés à l’annonce de la maladie risquent donc de diminuer leur qualité de vie sans pour autant allonger l’espérance de vie.

En résumé :

  • Le dépistage du cancer de la prostate est important à partir de 55 ans.
  • En cas d’antécédents familiaux, un dépistage peut même être recommandé dès 45 ans.
  • Au-delà de 75 ans, son utilité semble beaucoup plus limitée.

Quelles sont les méthodes de dépistage du cancer de la prostate ?

Le dépistage par prise de sang qui dose le taux de PSA (antigène prostatique spécifique) n’est pas fiable à 100 %. Un dosage de cette protéine sécrétée par la prostate permet seulement de suspecter un cancer, mais il ne constitue pas une preuve en soi.

Le toucher rectal, tant redouté par les hommes, permet au médecin de palper la prostate pour déceler d'éventuelles anomalies (volume, densité, nodules…) et d’éventuellement demander des examens complémentaires en cas de doute comme une échographie ou encore une biopsie, qui est le seul à examen à pouvoir confirmer la présence de cellules cancéreuses.

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