Sports d’hiver : les hôpitaux privés autrichiens pratiquent des opérations inutiles en cas de blessures

7 novembre 2016 / Actu santé

Pistes de ski bondées et mauvaise qualité de la neige : de quoi réjouir certains hôpitaux privés autrichiens à l'approche des vacances de Carnaval. Des interventions inutiles y sont en effet régulièrement pratiquées sur les victimes d’accidents de ski. Mediphone Assist, la centrale d'assistance de Partenamut, tire la sonnette d'alarme.

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Il faudra jouer des coudes sur les pistes de ski la semaine prochaine. Les vacances de Carnaval belges tombent en effet en même temps que celles d’une partie des Français et des Néerlandais. Une neige de mauvaise qualité et des plaques de glace augmentent en outre le risque de chute. « Les blessures les plus fréquentes sont des blessures au genou, à l'épaule et des fractures de la cheville, souligne Christian Horemans, Expert Affaires internationales aux Mutualités Libres. Les snowboarders se blessent quant à eux principalement à la tête, aux chevilles et aux poignets. »

Opérations inutiles, coût exorbitant

Certains hôpitaux privés autrichiens à proximité des pistes se réjouissent de voir arriver  les victimes d'accidents de ski. Ils facturent non seulement des frais médicaux plus élevés aux patients, mais réalisent parfois même des interventions inutiles. « Chaque année, nous devons négocier avec des médecins autrichiens pour éviter ces opérations, explique Christian Horemans. Opérer un genou gonflé n'a aucun sens, il faut d'abord le laisser dégonfler et décider ensuite si une opération est nécessaire. Ce genre de discussions est nécessaire dans 15% des cas. Nous estimons que de janvier à avril, entre 100 à 150 Belges courent le risque d'une intervention inutile durant leurs vacances aux sports d'hiver. » 
Le prix réclamé dans certains de ces hôpitaux est en outre exorbitant. « Dans un dossier récent,  l’opération du genou a été estimée à 11.000 euros alors qu’elle coûte 1.500 euros en Belgique. La jeune patiente a finalement été rapatriée en Belgique où les médecins ont jugé l’opération non nécessaire », explique Christian Horemans. 
Que faire dans une telle situation ? « Appelez sans attendre la centrale d'assistance de votre mutualité ! Son numéro de téléphone est repris au verso de la Carte Européenne d'Assurance Maladie (CEAM). L'équipe médicale de la centrale d'assistance se concertera avec le médecin local afin de garantir au blessé la meilleure prise en charge. » 

Mieux vaut prévenir

Un accident de ski est vite arrivé. Respecter quelques consignes de prudence réduit pourtant déjà considérablement le risque de blessures. « Porter un casque de ski est fortement recommandé, tant pour les enfants que pour les adultes. Il protège la tête des coups en cas de chute ou de collision. Il est en outre essentiel de ne pas quitter les pistes de ski. C'est non seulement très dangereux, mais en cas d'accident hors-piste, la centrale d'assistance refusera d’intervenir dans le dossier. »

Bilan des vacances de Carnaval 2014

En cas de problème médical à l'étranger, les affiliés de Partenamut peuvent faire appel à la centrale d'assistance Mediphone Assist (+32-(0)2-778 94 94). En 2014, Mediphone Assist a traité 91 dossiers d'accidents de ski durant les vacances de Carnaval sur l'ensemble des mutualités libres. Dans 20 % des cas, la victime a dû être rapatriée en Belgique. Il s'agissait principalement d'accidents de ski en Autriche et en France. Durant les vacances de Pâques, 117 dossiers d'accidents de ski sont venus se rajouter.

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