Quand ce que vous mangez… vous démange !
Pour la plupart des individus, manger ne suscite d'autre crainte que de voir son tour de taille épaissir... Cependant, chez d'autres, se nourrir peut relever du véritable casse-tête...
Lorsque les noix de cajou vous filent des boutons, que votre enfant manque d'air à la moindre cuillère de mayonnaise avalée, on parle de réaction secondaire alimentaire. De la simple rougeur à la crise d'asthme, les manifestations des "allergies alimentaires" sont difficiles à vivre pour la personne qui en souffre comme pour son entourage. Quel aliment manger ? Qu'est-ce qu'un allergène ? Quelles précautions prendre au quotidien ? Ce dossier vous aide à mieux comprendre la notion "d'allergies alimentaires" et tente de faire le point sur les aides proposées aux personnes allergiques.
Des notions complexes
Allergie ou intolérance ?
Au moindre malaise provoqué par la consommation d'un aliment spécifique, on a tôt fait de parler "d'allergie alimentaire".
Or toutes réactions alimentaires ne relèvent pas de l'allergie ! On distingue en fait trois catégories :
- les allergies alimentaires,
- les intolérances alimentaires,
- et les maladies métaboliques qui ne seront pas traitées dans ce dossier. Une maladie métabolique désigne une affection en rapport avec une perturbation du métabolisme. Le métabolisme est l'ensemble des réactions (biochimiques) qui se produisent à l'intérieur d'un organisme vivant s'accompagnant de l'élaboration de certaines substances (anabolisme) ou de la dégradation (destruction), associés à une émission d'énergie (catabolisme). Les maladies métaboliques peuvent être héréditaires ou acquises et sont dues à une perturbation de la synthèse de certaines molécules organiques au moment de l'anabomisme. Généralement ceci est dû à une carence en enzyme (variété de protéine permettant les réactions biologiques normales).
Les trois plus grandes classes de maladies métaboliques sont :
- Les maladies génétiques du métabolisme des glucides -- maladies touchant le métabolisme des hydrates de carbone
- Maladies de l'oxydation des lipides -- maladies touchant le métabolisme des lipides
- Maladies des mitochondries -- maladies touchant les mitochondries, qui sont la "source d'énergie" centrale des cellules.
L'allergie alimentaire
C'est une réaction du système immunitaire suite à l'ingestion d'un aliment ou d'un composant présent dans l'aliment. Elle se déclenche lorsqu'une protéine étrangère "allergène" arrive dans notre corps. Le système immunitaire réagit et engendre dans la plupart des cas des effets secondaires relativement modérés tels que le nez qui coule, la toux, l'éternuement, les démangeaisons, etc, ... Mais un petit nombre d’individus peut être victime d’une réaction réactions allergiques parfois mortelle, l’anaphylaxie. Une réaction anaphylactique peut se produire quelques minutes seulement après une exposition et un contrôle médical est alors absolument nécessaire. Les cacahuètes, par exemple, peuvent causer un « choc anaphylactique », qui s’accompagne d’une diminution sévère de la tension artérielle pouvant mener à l’arrêt cardiaque, si de l’adrénaline n’est pas rapidement administrée pour ouvrir les voies aériennes.
L'intolérance alimentaire
Elle implique le métabolisme, mais pas le système immunitaire à la différence de l'allergie alimentaire. L’intolérance alimentaire peut générer des symptômes similaires à l’allergie (nausée, diarrhée, crampes d’estomac), mais elle se produit lorsque l’organisme n’est pas capable de digérer proprement un aliment ou un composant de l’aliment. Alors que les personnes allergiques ne tolèrent généralement pas la moindre quantité d’allergène, les personnes intolérantes peuvent supporter des petites doses sans manifester de symptôme. Elle est souvent due à un déficit d'une enzyme précise, telle que la lactase pour l'intolérance au lactose ou à une sensibilité accrue à un composant particulier comme la présence d'additifs alimentaires.
L’intolérance au lactose
Le lactose est un disaccharide, c'est-à-dire un sucre "double" que l'on retrouve dans le lait et ses dérivés Normalement, la lactase, une enzyme digestive présente dans l’intestin grêle, se trouve en quantité suffisante pour dégrader le lactose en sucres simples (glucose et galactose) qui sont alors résorbés. Les personnes qui sont intolérantes au lactose ne produisent pas ou pas suffisamment de lactase. Par conséquence, le lactose passe dans l'intestin sans avoir été digéré et sa présence provoque des troubles gastro-intestinaux.
L’intolérance au gluten
Ce phénomène inflammatoire est déclenché par l’ingestion de gluten, une protéine contenue dans de nombreuses céréales comme le seigle, le blé, le froment, l'orge, l'avoine et l'épeautre. Il en résulte une dégradation de la muqueuse intestinale et une mauvaise absorption des nutriments, provoquant des troubles digestifs et métaboliques variés. Les formes aigues d'intolérance au gluten sont appelées maladie coeliaque. Cette dernière peut même s'accompagner d'intolérance au lactose dans le cas de certaines maladies génétiques.
L'intolérance aux additifs alimentaires et en particulier aux colorants et sulfites (E220 à E228)
Les additifs sont utilisés, entre autre, en tant que conservateurs dans les poissons, crustacés et surtout les boissons (vins, bières et autres alcools). L'intolérance aux sulfites apparaît lors d'une carence en sulfite oxydase, une enzyme responsable de transformation d'oxyde de sulfite (forme active) en forme inactive ou simplement d'une sensibilité plus accrue aux sulfites.
Sources : Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation (EUFIC)
Symptômes
Dans le cas d'allergie alimentaire
Les symptômes sont variés, ils touchent principalement :
- les voies gastro-intestinales (nausée, vomissement, diarrhée, crampe abdominale, ballonnement)
- la peau (urticaire, dermatite, démangeaisons, gonflement des lèvres, de la bouche et de la langue, eczéma...)
- les voies respiratoires (rhinite, éternuement, asthme, toux, oedème laryngé). Dans les cas les plus sévères, un choc anaphylactique peut se produire. Dans ce cas précis un traitement spécifique doit être apporté dans les plus bref délais pour éviter le décès.
Dans le cas d'intolérance alimentaire
Les symptômes varient en fonction de l'aliment incriminé.
Lorsqu'il s'agit d'une intolérance au lactose
- troubles gastro-intestinaux,
- ballonnements, douleurs et crampes abdominales,
- vomissements, constipations et diarrhées,
- fatigue chronique voire humeur dépressive.
Les symptômes d'une intolérance au gluten
- une perte de poids et d'énergie (par diminution d'absorption des nutriments essentiels),
- des diarrhées et crampes abdominales, de l'anémie.
- Et chez l'enfant, des problèmes digestifs récurrents accompagnés d'une croissance difficile.
En ce qui concerne les intolérances aux additifs alimentaires
- bouffée de chaleur,
- palpitation,
- maux de tête, d'asthme,
- nausée,
- douleur abdominale, diarrhée voire convulsions.
De l'enfance à l'âge adulte…
En règle général, les enfants sont sensibles aux allergènes d'origine animale (lait, œuf, poisson, crustacé, viande) alors que les adolescents et les adultes sont sensibles aux allergènes d'origine végétale (céréale, légumineuse, fruit).
Allergies alimentaires
Selon le CICBAA (Cercle d'Investigation Clinique et Biologique des Allergies Alimentaires) les allergies chez les enfants de moins de 15 ans peuvent être réparties en 3 groupes :
A. Les allergènes responsables de 78% des allergies parmi lesquels l'œuf , l'arachide et la moutarde
B. Les 10 allergènes responsables de 11% des allergies : crevette, noisette, kiwi, blé, bœuf, pois, lentilles, soja, farine et lupin.
C. Les autre allergies sont dues au sésame, porc, amande, crabe, vanille, piment, fenouil, pomme, mandarine, cerise, banane, poulet, noix, lait de chèvre, canard, truite, noix de cajou, noix de brésil, ail céleri, levure de boulanger et pois chiche.
Fort heureusement, 80 à 90 % des enfants ne sont plus allergiques dès l’âge de 3 ans. Alors que l’allergie aux œufs et au lait de vache peuvent disparaître, les allergies aux noix, aux légumes, au poisson et aux coquillages ont plutôt tendance à persister tout au long de la vie.
Chez l'adulte, la classification est double :
A. D'une part les allergènes « majeurs » : la cacahuète, les fruits à coques (noix, noisettes, noix de cajou, amandes, pistaches ..), les crustacés (crevettes, crabes, homards et écrevisses), les oeufs, les poissons, le soja, le lait de vache, les graines de sésame, le blé, la moutarde, les haricots.
B. D'autre part les allergènes « mineurs » : le sarrasin, le céleri et les fruits à noyaux (abricots, cerises, pêches et prunes), les fruits exotiques (kiwi, mangue).
Le cas particulier des allergies croisées
Une allergie peut en entraîner une autre… c'est ce que l'on nomme les "allergies croisées".
Autrement dit, il est possible que vous soyez réactif à un allergène alimentaire et que vous développiez soudain une réaction d'hypersensibilité lors d'un contact avec un élément ressemblant à l'allergène connu, mais provenant d'une source différente. Concrètement ? Vous savez que vous ne devez pas consommer de carottes et vous vous apercevez qu'en période de pollinisation des bouleaux, vous développez les mêmes symptômes allergiques qu'en présence de l'aliment favori de Bugs Bunny!
Voici quelques exemples d'allergies croisées
- Allergie au bouleau associée aux pommes, carottes, pommes de terre…
- Allergie aux pollens de graminées associée aux tomates et/ou cacahuètes,
- Allergie aux acariens associée aux escargots,
- Allergie aux plumes d'oiseaux associée aux œufs,
- Allergie au latex associée aux bananes, châtaignes, avocats, kiwis et autres fruits exotiques.
L'allergie croisée peut également avoir lieu au sein du même groupe alimentaire
- Les crevettes et le crabe,
- Le homard et les langoustines,
- Les melons et les pastèques.
Intolérances alimentaires
La majorité des intolérances alimentaires se produit chez les enfants. D'après les études, seuls 1 à 2 % des adultes ont réellement une intolérance alimentaire, prouvée par des tests médicaux. L'intolérance alimentaire à la différence de l'allergie alimentaire, n'implique pas le système immunitaire. Elle est souvent due à un déficit d'une enzyme précise, telle que la lactase pour l'intolérance au lactose ou à une sensibilité accrue à un composant particulier comme la présence d'additifs alimentaires. Les symptômes sont proches de ceux rencontrés lors d'allergies alimentaires ce qui complique la différenciation entre les deux.
En fonction de la gravité de l'intolérance, l'aliment incriminé peut être consommé en petite dose sans pour autant entraîner de réactions secondaires, ce qui est loin d'être le cas lors d'allergie alimentaire !
Quels dépistages et prise en charge ?
Les dépistages et leurs coûts
Avant toute chose, vous devez vous sentir en confiance avec votre médecin. Que ce soit le pédiatre de votre enfant si c'est ce dernier qui présente des manifestations allergiques ou votre médecin habituel, voire un allergologue, le dialogue est primordial dans le dépistage des allergies et intolérances alimentaires.
L'historique
Le médecin vous interrogera de manière détaillée afin de reconstruire l'histoire des symptômes (anamnèse) : antécédents familiaux, symptômes ressentis et circonstance de leur apparition, etc. Il procédera ensuite à des tests. Le but étant de détecter le ou les allergènes responsables de l'allergie mais aussi ceux qui sont inoffensifs pour vous ou votre enfant.
Les tests
Ils servent à identifier les causes de l'allergie.
L'analyse sanguine permet de détecter la présence d'anticorps spécifiques de l'allergie. Attention, seulement 6 tests par prise de sang sont remboursés par l'INAMI.
Dans le cas d'une intolérance soupçonnée au gluten, un test sérologique par prise de sang consistant à doser certains anticorps permet d’avoir une forte présomption de diagnostic. Ces tests sont remboursés par l'INAMI. S'ils sont anormaux, on procède alors à une biopsie intestinale indispensable pour révéler les lésions intestinales spécifiques permettant un diagnostic de certitude. Cet examen est le seul qui puisse d'une part justifier un régime sans gluten strict à vie, et d'autre part permettre l'obtention d'une intervention financière auprès de l'INAMI dans le cadre d'une nutrition sans gluten.
Les tests cutanés consistent à introduire dans la peau une petite quantité d'allergènes. Différentes techniques existent telles que:
- Le pricks-test : il consiste à placer une goutte d'allergène sur la peau et à pratiquer ensuite, à travers cette goutte, une fine piqûre avec la pointe d'une aiguille. Chez les tout petits, les prick-tests peuvent être faits dès la sortie de la maternité. Il ne faut pas attendre que l'enfant ait un certain âge pour faire les tests. Au contraire, il est conseillé de tester l'allergie dès qu'un symptôme apparaît, afin d'enrayer au plus vite l'évolution
- Le scratch test (ou cuti-réaction) : le médecin pratique une légère incision à la superficie de la peau dans laquelle il dépose une petite goutte d'allergène
- L'intradermoréaction : l'allergène est injecté à l'aide d'une seringue munie d'une aiguille très fine. La réaction est lue après 20 min
Enfin, le test de provocation en double aveugle, contrôlé par placebo. Dans ce test, un allergène suspect (comme le lait, poisson, soja) est placé dans un comprimé ou caché dans un aliment et donné au patient dans des conditions cliniques strictes. Ce type de test permet d’identifier les aliments et les composés causant les effets secondaires.
Coût de la recherche complète de l'allergène par la méthode des tests successifs, avec rapport de synthèse
| 01/01/2007 | |
| Honoraire | 21,19 |
| Honoraire enfant de moins de 7 ans | 23,94 |
| Intervention enfant de moins de 7 ans avec régime préférentiel | 23,94 |
| Intervention enfant de moins de 7 ans sans régime préférentiel | 20,35 |
| Intervention bénéficiaires avec régime préférentiel | 21,19 |
| Intervention bénéficiaires sans régime préférentiel | 18,02 |
Les régimes d’exclusion
Essentiellement utilisés pour détecter une intolérance alimentaire, le principe en est simple : un ou une combinaison d’aliments suspects sont éliminés de l’alimentation pendant deux semaines avant une nouvelle exposition. Si les symptômes disparaissent durant cette période, les aliments suspects sont réintroduits en une fois, à des doses augmentées progressivement jusqu’à une consommation normale.
De la prévention aux "traitements"
Prévention chez les tout-petits
Si vous présentez des antécédents allergiques, sachez que vos enfants ont de forts risques d'être eux-mêmes allergiques. Des précautions peuvent être prises pour éviter l'apparition d'allergies :
- Lorsque vous êtes enceintes, évitez de consommer en trop grande quantité des aliments potentiellement allergènes tels que des noix ou des crevettes…
- Si vous allaitez, veillez là encore, à ne pas consommer d’aliments susceptibles d’induire une réaction allergique chez votre bébé, n’oubliez pas que ce que vous mangez passe dans votre lait !
- Privilégiez les laits spécialement conçus pour prévenir les allergies.
- N'effectuez pas de diversification alimentaire trop tôt (pas avant 6 mois) et ce, de manière progressive.
- Avertissez le pédiatre de votre enfant du terrain allergique de ce dernier.
Traiter les intolérances alimentaires
- Lactose : en fonction du degré d'intolérance, plusieurs attitudes sont à adopter. Dans les cas les moins graves, la consommation de yaourt, de fromage à pâtes dures, ou la consommation de produits laitiers au sein d'un repas contenant d'autres aliments permet de diminuer voir d'éviter les effets secondaires. Dans les cas d'intolérance sévère, il faut porter ses choix vers des laits et yaourts ou fromages délactosés.
- Gluten : supprimez toutes sources de gluten tout en veillant à ne pas provoquer de carences en minéraux, vitamines et fer. Privilégiez les aliments frais, non préparés et cuisinés par vos soins. Enfin, choisissez des pains à base de farine de maïs, de riz de soja ou de pomme de terre ou des aliments diététiques spécialisés sans gluten.
- Additifs : du fait de leur présence dans de nombreuses préparations mais aussi dans le vin ou la bière, il convient d'analyser avec attention l'étiquetage des produits.
Les allergies alimentaires
Actuellement, il n'existe pas de traitement efficace pour guérir définitivement d'une allergie alimentaire. Une fois diagnostiquée, le seul traitement efficace consiste en l'éviction de l'aliment incriminé. Cependant, n'oubliez jamais que l'exclusion d'aliments, en particulier d'un aliment de base, peut induire des carences nutritionnelles sévères, surtout chez les enfants. N'hésitez pas à consultez un diététicien et/ou un pédiatre !
Vous trouverez ici les tarifs officiels et les remboursements de ces prestataires.
Attention ! Certaines personnes présentent des signes graves (choc anaphylactique) avec œdème du larynx et chute de la tension pouvant conduire au décès au moindre contact avec l’aliment allergène, même en quantités infinitésimales. Ces personnes doivent recevoir une injection rapide d’adrénaline et un programme de prévention doit être mis en place. Si vous risquez de faire une telle réaction : pensez à avertir votre entourage afin qu'il sache comment réagir !
Le cas particulier de la maladie coeliaque : intervention financière
Un forfait automatique de 38 euros par mois civil est octroyé aux patients atteints de la maladie coeliaque et de dermatite herpétiforme.
Au quotidien…
Gérer les courses, l'école…
Souffrir d'intolérance ou d'allergie alimentaire peut s'avérer un véritable handicap pour faire son marché quotidien… en effet, chaque étiquette doit être "décodée" afin de s'assurer qu'aucun allergène n'est présent dans le produit que l'on souhaite acheter ! Qui plus est, la facture peut très vite monter devant le manque de choix dans les achats : pour la même préparation de sauce bolognaise, la marque que vous devrez privilégier étant donné votre allergie au céleri peut s'avérer la plus coûteuse !
Conseils
Nous ne pouvons que vous encourager à grouper vos achats avec d'autres personnes souffrant de la même allergie que vous : ainsi, en achetant "en gros", vous diminuerez le coût individuel.
Certains sites Internet proposent également des aliments "sans allergènes", pensez-y. Même si la prudence s'impose et qu'une relecture attentive des ingrédients reste nécessaire.
N'hésitez pas à interroger le boulanger, le boucher, le restaurateur: ils sont tenus par réglementation européenne de vous communiquer la composition de ce qu'ils vendent. Et dans le doute… n'achetez pas !
Eduquer !
L'éducation des enfants allergiques est également primordiale : plus tôt vous leur apprendrez à "lire les étiquettes" et plus vous éviterez de réactions allergiques. Pensez également à préparer vous-même le goûter de votre petit, voire sa boîte à tartines.
Enfin, sachez qu'il existe, depuis peu, une directive européenne sur l'étiquetage des aliments avec présence d'allergène.
Nouvelle législation européenne
Depuis le 25 novembre 2005, les fabricants sont tenus, par décret européen de détailler la liste des ingrédients composant leurs produits.
Ingrédients allergènes
En annexe au décret se trouve la liste des ingrédients allergènes qui doivent, dans tous les cas, être signalés :
- Céréales contenant du gluten (à savoir blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut ou leurs souches hybridées) et produits à base de ces céréales.
- Crustacés et produits à base de crustacés.
- Oeufs et produits à base d'oeufs.
- Poissons et produits à base de poissons.
- Arachides et produits à base d'arachides.
- Soja et produits à base de soja.
- Lait et produits à base de lait (y compris le lactose).
- Fruits à coque, à savoir amandes (Amygdalus communis L.), noisettes (Corylus avellana), noix (Juglans regia), noix de cajou (Anacardium occidentale), noix de pécan (Carya illinoiesis [Wangenh.] K. Koch), noix du Brésil (Bertholletia excelsa), pistaches (Pistacia vera), noix de Macadamia et noix du Queensland (Macadamia ternifolia) et produits à base de ces fruits.
- Céleri et produits à base de céleri.
- Moutarde et produits à base de moutarde.
- Graines de sésame et produits à base de graines de sésame.
- Anhydride sulfureux et sulfites en concentrations supérieures à 10 mg/kg ou 10 mg/litre exprimées en SO2.
Plus d'infos ?
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Cuisiner : nos fiches recettes
Parce que cuisiner "sans" n'est pas toujours facile… mais peut aussi devenir un plaisir, nous vous proposons quelques petites recettes, garanties sans allergènes…
Conseils
Veillez toujours, lorsque vous cuisiner, à éviter que vos ustensiles ne "transmettent" d'allergène par inadvertance. Si, par exemple, un membre de votre entourage est allergique aux œufs, pensez à bien rincer la fourchette qui vous a servi à émulsionner votre mayonnaise avant de l'utiliser pour cuisiner autre chose !
Recettes salées
- Raviolis aux épinards et au saumon. Cette recette convient en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : protéines du blé, gluten, lactose et protéines laitières, arachide et noix, soja (à condition de choisir un autre lait, autorisé). Cette recette ne convient pas en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : jaune d'oeuf et blanc d'oeuf
- Galettes à base de polenta. Cette recette convient en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : gluten, protéines du blé, jaune d'oeuf, blanc d'oeuf, lactose et protéines laitières (utiliser une margarine appropriée), arachide et noix, soja.
Recettes sucrées
- Biscuits au chocolat. Cette recette convient en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : gluten, protéines du blé, jaune d'oeuf, blanc d'oeuf, arachide et noix, lactose, protéines laitières, soja.
- Gâteau d'avoine au lait d'amande et à la pomme. Cette recette convient en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : protéines du blé, arachide et noix, lactose, protéines laitières, soja. Cette recette ne convient pas en cas d'allergie / intolérance aux aliments suivants : gluten, jaune d'oeuf, blanc d'oeuf, pomme.
Source : Ch. Coene, diététicienne-allergologue
Bon à savoir !
Allergies et conséquences inattendues...
Focalisé sur les aliments, vous pouvez peut-être oublier que les allergies alimentaires dépassent le simple cadre de la nutrition et peuvent avoir des incidences, parfois... inattendues ! En voici trois exemples.
Le vaccin contre la rougeole et les oreillons peut-il être administré aux enfants allergiques aux oeufs?
Le vaccin contre la rougeole et les oreillons est préparé à partir de virus atténués cultivés sur des cellules d’oeufs embryonnés de poulet. Il peut donc contenir certains constituants de l’oeuf, d'où la question de savoir si ce vaccin peut être administré de manière sûre aux enfants allergiques aux oeufs. Bonne nouvelle ! La plupart de ces enfants peuvent en effet être vaccinés de manière sûre. Certaines précautions particulières s’avèrent toutefois nécessaires comme chez les petits patients atteints d’un asthme chronique actif.
Source : Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique
Gare aux cosmétiques !
Des allergènes présents dans les produits cosmétiques (savons, gels douche, shampoings, crèmes, lingettes…) peuvent être impliqués dans la sensibilisation alimentaire. On pense évidemment à l'huile d'amande douce ou au shampoing aux œufs, mais saviez-vous que certaines couches dont les propriétés protectrice et adoucissante proviennent d'une crème contenant des protéines de lait de vache, peuvent provoquer une réaction chez un enfant allergique au lait de vache ? Si vous ne ressentez pas d'amélioration malgré l'éviction d'allergène dans votre alimentation, pensez à vérifier la composition des produits que vous appliquez sur votre peau !
Un baiser qui peut être… fatal !
Une personne allergique à un aliment peut développer une réaction grave après avoir embrassé quelqu'un ayant consommé l'aliment en question. Que ce soit un baiser d'amoureux ou le petit bisou du soir à votre enfant, si la personne qui reçoit ce signe d'affection est allergique à un aliment particulier comme les fruits à coques ou le poisson et que vous venez justement de consommer, pensez à vous rincer bouche et lèvres !
Voyager : outil pratique
Les fraises vous filent des boutons ? Interdiction pour vous de consommer des fruits à coques ? Il n'est pas toujours facile pour qui est allergique de voyager : comment se faire comprendre et surtout être "sûrs" de ce que l'on avale ? Désormais, un site Internet vous aide à préparer votre voyage dans pas moins de 25 pays ! Explications…
Dictionnaire
Rédigé par le Centre Européen des Consommateurs (qui a pour but de veiller aux droits des consommateurs dans l'UE), ce dictionnaire permet de traduire les noms d'aliments problématiques, comme les crustacés ou les arachides, dans 25 langues. Il fournit également des informations sur les obligations légales d'étiquetage des ingrédients dans les pays concernés.
En pratique
Le dictionnaire est consultable gratuitement sur le site du CEC Allemagne dans nos trois langues nationales.
Liens utiles
Sur le web
Internet regorge de sites d'information, de forum et groupes de soutien pour personnes allergiques ou intolérantes, en voici une sélection :
- Site d'information sur les allergies : Prévention des allergies ASBL
- Intolérance au gluten : Société Belge de la Cœliaquie
- Intolérance au lactose : sanslactose.com
A lire et découvrir
Livres de recettes
"Allergique & gourmand !" 240 pp, 25 Eur, frais d'envoi compris. Ce n’est pas parce qu’on est allergique qu’il faut se priver du plaisir de manger. Fournissant trucs et astuces pour cuisiner des recettes sans œufs, sans blé, sans lait, sans arachide, sans soja… Toutes les recettes ont été testées et relues par des professionnels (chef cuisinier, pâtissier, diététicien…).
Pour commander l'ouvrage, adressez-vous à : Fondation pour la Prévention des Allergies a.s.b.l.
La brochure
Votre enfant est allergique. Mais à quoi ? rédigée par le service Promotion Santé des Mutualités libres (disponible gratuitement auprès de votre mutualité ou téléchargeable en format pdf).
Dernière mise à jour le 03/07/2008