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Chez le pharmacien :

Génériques

Les médicaments génériques sont des alternatives pour les médicaments de marque (les spécialités originales).

Les médicaments génériques. Efficaces et avantageux ?

On en parle beaucoup, mais leur consommation reste (trop?) faible en Belgique. Beaucoup d'arguments plaident pourtant en faveur des médicaments génériques.

Qu’est ce qu’un médicament générique ?

Un médicament générique est un médicament similaire à un médicament original de référence. Il possède les mêmes principes actifs et la même forme pharmaceutique que ce médicament original.
Il est commercialisé lorsque le brevet du médicament original est expiré.

Quelles garanties offrent les médicaments génériques ?

  • Les médicaments génériques subissent exactement les mêmes contrôles de qualité que tous les autres médicaments.
  • Les médicaments génériques contiennent les mêmes principes actifs que les médicaments originaux, dans la même quantité et la même forme. Ils ont donc la même efficacité.
  • Les médicaments génériques sont en principe bioéquivalents aux médicaments originaux. Cela signifie que la quantité de substance active absorbée et la vitesse d’absorption sont identiques à celles du médicament original.

Quels sont les avantages des médicaments génériques ?

Les médicaments génériques ont les mêmes propriétés et la même efficacité que leurs médicaments de référence. Mais ils ont surtout trois avantages :

1. ils sont moins chers pour vous, en tant que patient : le premier générique d’un médicament de référence est au moins 26% moins cher que le médicament original. Cette obligation n’est valable que pour les médicaments remboursés par l'assurance maladie. Mais les génériques sont généralement nettement moins chers pour les médicaments non remboursés également. Cliquez ici pour comparer les prix des médicaments génériques et des autres médicaments.

2. par le jeu de la concurrence, ils font baisser le prix des médicaments originaux dont le brevet est expiré,

3. leur moindre coût permet de dégager de marges dans le budget de l’assurance-maladie pour de nouveaux médicaments traitant de nouveaux besoins.

Rien d’étonnant donc à ce que les autorités encouragent l’utilisation des médicaments génériques. Même si leur consommation reste relativement faible en Belgique.

Les conditions

La production de génériques doit répondre à une série de conditions :

  • Le brevet de la spécialité originale est expiré.
    La création d'un nouveau médicament demande des efforts et investissements considérables au niveau de la recherche et du développement. En échange, le principe actif est breveté pour une période de 20 à 25 ans. Pendant tout ce temps, il est interdit de copier le médicament, à moins que le propriétaire du brevet donne son accord. Une période de 20 à 25 ans semble longue, mais n'oubliez pas qu'elle commence au moment de la découverte du principe actif et qu'un un médicament parcourt encore une bonne dizaine d'années de recherches et de tests au niveau de l'efficacité et de la sécurité avant d'être commercialisé.
    Au moment où le brevet expire, d'autres fabricants peuvent commercialiser le médicament sous la forme d'un médicament générique.
  • La qualité du médicament générique sera comparable à celle de la spécialité originale. Les médicaments génériques produisent les mêmes effets thérapeutiques que les spécialités originales, puisqu'ils ont le même principe actif, un même dosage par unité, la même forme et le même mode d'administration.
  • Le prix du médicament générique sera au moins 26% inférieur au prix de la spécialité originale.
    Pour être remboursé, un médicament générique doit coûter nettement moins cher (au minimum 26%) que la spécialité originale. Ce pourcentage détermine en même temps le montant du remboursement qui, lui, reste invariable, même si la différence de prix par rapport à la spécialité originale est plus de 26%.

Plus avantageux pour l'assurance-maladie... et pour le patient

L'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) paie – via votre mutualité - une grande partie de vos frais en soins de santé, dont les médicaments. Bon nombre de médicaments font partie de la catégorie B, qui correspond à un remboursement de 75% pour les assurés ordinaires et jusqu'à 85% pour les bénéficiaires des interventions majorées. Le ticket modérateur reste à votre charge.
Prenons l'exemple de deux médicaments à principe actif et à dosage par unité identiques. Le médicament générique coûte 12 euros et la spécialité originale coûte 24 euros. En cas de remboursement à 75%, l'INAMI prend 9 euros en charge pour le médicament générique, contre 18 euros pour la spécialité originale.
Le 1er juin 2001, le ministre de la Santé Publique de l'époque, Frank Vandenbroucke, a remplacé ce système de remboursements pas très avantageux pour l'INAMI par un autre système, dans lequel le montant du remboursement est calculé sur la base du prix du médicament le moins cher.
Cela signifie que si le médecin prescrit un médicament plus cher, le patient paiera plus. N'hésitez donc pas à en parler à votre médecin et à lui demander de vous prescrire un produit générique. Dans certains cas, cela ne sera toutefois pas possible pour la simple et bonne raison qu'il n'existe pas toujours d'alternative moins chère.
Quant aux médicaments qui sont disponibles en vente libre, c'est à vous de décider si vous optez pour une spécialité originale ou pour un médicament générique. N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien!

Le comportement prescriptif

Suite à une mesure gouvernementale, les médecins généralistes, les médecins spécialistes et les dentistes sont désormais obligés de prescrire un certain pourcentage de médicaments moins chers. Pour les médecins généralistes, par exemple, ce pourcentage est de 27%.

Pour arriver au pourcentage imposé, les médecins et les dentistes ont trois possibilités :

  • prescrire une spécialité originale dont le prix est comparable au prix de l'alternative moins chère;
  • prescrire un médicament générique;
  • prescire sous DCI (le nom du principe actif). Dans ce cas, il laisse le choix du médicament au pharmacien.

La mesure permet de :

  • maîtriser les dépenses du secteur des soins de santé;
  • prévoir plus rapidement un remboursement pour de nouveaux médicaments ou pour des médicaments nouvellement enregistrés;
  • limiter les tickets modérateurs pour le patient.

Non pas sans remous

Tous les médecins généralistes, spécialistes et dentistes ont été informés de leur comportement prescriptif au deuxième semestre de 2004, pour les aider à atteindre le pourcentage imposé. Ce feed-back s'est révélé utile: d'après une enquête réalisé par le Journal du Médecin, bon nombre de médecins sont convaincus prescrire suffisamment de médicaments génériques, tandis que l'analyse du comportement prescriptif a montré qu'un médecin généraliste prescrit en moyenne 20,5% de génériques et n'atteint donc pas le pourcentage imposé de 27%.

Les analyses du comportement prescriptif n'ont pas fort enthousiasmés les prestataires. Ils se posent des questions, par exemple, sur la manière à laquelle les pourcentages ont été calculés. En effet, le choix en génériques étant parfois fort limité, voire non existant dans certaines branches de la médecine, il est difficile d'atteindre les pourcentages imposés...

En savoir plus sur les médicaments de marque et leurs alternatives : Génériques et copies?

Dernière mise à jour le 04/04/2008

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17 mai 2012

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