Pour bénéficier des remboursements des traitements, le logopède doit être reconnu par le Conseil d’agréation de l’Inami. Son premier rôle est de réaliser un bilan : il évalue le trouble sur la base de tests, rédige un rapport dans lequel il décrit le(s) trouble(s) et propose un programme de traitement. La sécurité sociale rembourse 7 bilans/an/trouble. Pour commencer le traitement, vous devez retourner chez le médecin qui vous avait envoyé chez le logopède et lui demander une nouvelle prescription.
Pour tout traitement logopédique, il convient de consulter un spécialiste qui déterminera le type de problème et demandera à un logopède d'établir un bilan.
Qu'est-ce qu'un bilan initial ?
Lorsqu'un médecin spécialiste (pédiatre, oto-rhino-laryngologiste,...) suspecte un trouble du langage/de la parole, il prescrit un bilan "initial" à effectuer auprès d’un logopède. Celui-ci évalue les troubles, précise le diagnostic en collaboration avec le médecin et détermine la nécessité ou non d’un traitement logopédique. Si c’est le cas, c'est votre spécialiste qui doit le prescrire.
Pour obtenir le remboursement de l’INAMI sur les prestations de logopédie, vous devez obtenir l’accord du médecin-conseil de votre mutualité et lui faire parvenir, outre un formulaire de demande, la (les) prescription(s) du médecin et le bilan logopédique. D'où l'intérêt de ce bilan !
Traitement
Votre médecin pourra alors prescrire un traitement qui peut faire l'objet d'une intervention par l'assurance obligatoire pour autant que vous ayez obtenu l'accord préalable du médecin-conseil.
Demande d'intervention
Vous devez donc soumettre une demande d'intervention dans le coût de la logopédie au médecin-conseil de votre mutualité. Elle sera constituée d'un formulaire de demande, de la (les) prescription(s) du médecin et du bilan logopédique. Attention, vous n'avez que 60 jours après votre bilan pour faire parvenir votre dossier et obtenir un accord !
Durée et renouvellement
L’accord ne peut porter que sur un traitement de 1 an au maximum. Cet accord est valable pour le même trouble renouvelable pour une période continue totale maximale de traitement de 2 ans à partir du début de l'intervention du traitement. Depuis le 1er avril 2008, des nuances sont à apporter à ce principe : il s'agit du principe des containers.
Un container contient un nombre maximal de prestations qui peuvent être utilisées pour une certain affection. Le logopédiste a donc la possibilité - selon la gravité de l'affection et en accord avec le patient - d'utiliser la totalité du container (ou pas) en ce qui concerne la fréquence des traitements.
Prolongation du traitement : Evidemment, vous pouvez encore vous faire traiter après le délai de deux ans mais dans ce cas, à vos propres frais.
Avant le début du traitement :
- obtenir d’un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie) : une prescription pour un bilan initial chez un logopède, ORL, neurologue...
- faire établir le bilan par le logopède
- muni des résultats du bilan, se rendre chez le médecin spécialiste qui jugera de la nécessité ou non de prescrire un traitement logopédique
- si un traitement logopédique est prescrit, envoyer le dossier complet (prescription du bilan, bilan et prescription de rééducation) et signé au médecin-conseil de la mutualité, dans les 60 jours qui suivent le bilan
- attendre l’accord du médecin-conseil
En cours de traitement :
- remettre à la mutualité les attestations de soins pour remboursement
Pour obtenir une prolongation du traitement :
- avant la fin de la période initialement accordée par le médecin conseil, suivre la procédure suivante :
- réaliser une nouvelle prescription de bilan d’évolution par un médecin généraliste ou un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie)
- réaliser un bilan d’évolution par un logopède
- demander une prescription de prolongation du traitement à un médecin généraliste ou à un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie)
Ces documents doivent être remis au médecin-conseil dans les 60 jours qui suivent le bilan d’évolution afin d’éviter toute interruption dans les remboursements.
Les cas remboursés
La liste des troubles remboursés est très variée. Voici quelques exemples :
- aphasie (trouble du langage consécutif à une lésion cérébrale)
- dyslexie, dysorthographie, dyscalculie
- trouble après une intervention chirurgicale ou de radiothérapie
- trouble de la parole dû à une fente labiale et/ou palatine
- trouble de la parole en cas de maladie de Parkinson ou Huntington
- bégaiements
- paralysie ou lésion du larynx/des cordes vocales
- dysphagie (problème de déglutition)
- dysphasie (trouble du langage qui persiste après le 5ème anniversaire) - depuis le 1er avril 2008
- certains troubles de l’audition
Les cas non remboursés
Il existe autant de situations qui ne reçoivent aucune intervention. Par exemple, un traitement logopédique ne sera jamais remboursé à une personne qui :
- suit l’enseignement spécial de type 8 ;
- est admise dans un institut médical, social et pédagogique ;
- est admise dans un service reconnu avec l’indice G (gériatrie), T (service de psychiatrie de jour et de nuit), A (neuropsychiatrie de jour et de nuit), Sp (service spécialisé pour certains types de patients) ou K (neuropsychiatrie pour enfants de jour et de nuit) ;
- est admise dans une institution où la logopédie est déjà comprise dans l’intervention (p.ex. maison de repos).
Il n’y a pas non plus de remboursement si la personne présente un trouble dû à une affection psychiatrique, à son état émotionnel, à des problèmes relationnels, au fait qu’elle ne fréquente pas ou pas assez l’école (par exemple, en raison d’une maladie) ou parce qu’elle apprend une autre langue que sa langue maternelle.
De même, si la personne zézaye, cafouille ou qu’elle prononce difficilement les “r”, ce n’est pas suffisant pour bénéficier d’une intervention de la sécurité sociale.
Depuis le 1er janvier 2012, les honoraires des prestations fournies par les logopèdes sont augmentés de façon uniforme de 1,40 %. Les séances individuelles d’au moins 30 minutes sont, quant à elles, revalorisées à 20,55 euros.
Tableau récapitulatif des principaux tarifs en logopédie
Traitement logopédique
| Prestation | Vous payez | On vous rembourse |
| | | Intervention normale | Intervention majorée* |
| Séance de bilan | 29.23 | 21.93 | 26.31 |
| Bilan d'évolution du traitement de logopédie | 41.75 | 31.32 | 37.58 |
Séance
| Prestation | Vous payez | On vous rembourse |
| | | Intervention normale | Intervention majorée* |
| Séance individuelle de min. 30 minutes | 20.88 | 15.66 | 18.80 |
| Séance individuelle de min. 60 minutes | 41.75 | 31.32 | 37.58 |
| Séance collective de min. 30 minutes | 10.74 | 8.06 | 9.67 |
*Intervention majorée : attribuée, entre autres, aux veuves, veufs, invalides, pensionnés, orphelins et chômeurs complets âgés de 50 ans et plus (qui perçoivent des allocations depuis au moins un an) à faibles revenus, aux personnes handicapées bénéficiant d’allocations, aux bénéficiaires du revenu d’intégration, ainsi qu'aux personnes à charge de toutes ces catégories.
Le plus de Partenamut
Partenamut intervient financièrement dans les frais, à raison de 5 EUR (séance 30 min.) ou 10 EUR (séance 60 min.) par séance, avec un maximum de 1.000 EUR par vie.
En plus, Partenamut intervient à raison de 10 EUR/ bilan (toujours dans l'enveloppe de 1.000 EUR/ vie).
Comment se faire rembourser
Transmettez à Partenamut les attestations données par le logopède. Les avantages de Partenamut via l’assurance complémentaire seront payés automatiquement si vous êtes en ordre de cotisation à l’assurance complémentaire et leur cumul peut aller jusqu’à 1000 €/vie.
Partenamut intervient financièrement dans les frais, à raison de 5 EUR (séance 30 min.) ou 10 EUR (séance 60 min.) par séance, avec un maximum de 1.000 EUR par vie.
En plus, Partenamut intervient à raison de 10 EUR/ bilan (toujours dans l'enveloppe de 1.000 EUR/ vie). Voir l'avantage logopédie