Pour bénéficier des remboursements des traitements, le logopède doit être reconnu par le Conseil d’agréation de l’Inami. Son premier rôle est de réaliser un bilan : il évalue le trouble sur la base de tests, rédige un rapport dans lequel il décrit le(s) trouble(s) et propose un programme de traitement. La sécurité sociale rembourse 7 bilans/an/trouble*. Pour commencer le traitement, vous devez retourner chez le médecin qui vous avait envoyé chez le logopède et lui demander une nouvelle prescription.
*ceci s’applique aux examens qui ont lieu après le 1er avril 2008.
Avant le début du traitement :
- obtenir d’un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie) : une prescription pour un bilan initial chez un logopède, ORL, neurologue...
- faire établir le bilan par le logopède
- muni des résultats du bilan, se rendre chez le médecin spécialiste qui jugera de la nécessité ou non de prescrire un traitement logopédique
- si un traitement logopédique est prescrit, envoyer le dossier complet (prescription du bilan, bilan et prescription de rééducation) et signé au médecin-conseil de la mutualité, dans les 60 jours qui suivent le bilan
- attendre l’accord du médecin-conseil
En cours de traitement :
- remettre à la mutualité les attestations de soins pour remboursement
Pour obtenir une prolongation du traitement :
- avant la fin de la période initialement accordée par le médecin conseil, suivre la procédure suivante :
- réaliser une nouvelle prescription de bilan d’évolution par un médecin généraliste ou un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie)
- réaliser un bilan d’évolution par un logopède
- demander une prescription de prolongation du traitement à un médecin généraliste ou à un médecin spécialiste autorisé (spécialisé dans le type de pathologie)
Ces documents doivent être remis au médecin-conseil dans les 60 jours qui suivent le bilan d’évolution afin d’éviter toute interruption dans les remboursements.
Les cas remboursés
La liste des troubles remboursés est très variée. Voici quelques exemples :
- aphasie (trouble du langage consécutif à une lésion cérébrale)
- dyslexie, dysorthographie, dyscalculie
- trouble après une intervention chirurgicale ou de radiothérapie
- trouble de la parole dû à une fente labiale et/ou palatine
- trouble de la parole en cas de maladie de Parkinson ou Huntington
- bégaiements
- paralysie ou lésion du larynx/des cordes vocales
- dysphagie (problème de déglutition)
- dysphasie (trouble du langage qui persiste après le 5ème anniversaire) - depuis le 1er avril 2008
- certains troubles de l’audition
Les cas non remboursés
Il existe autant de situations qui ne reçoivent aucune intervention. Par exemple, un traitement logopédique ne sera jamais remboursé à une personne qui :
- suit l’enseignement spécial de type 8 ;
- est admise dans un institut médical, social et pédagogique ;
- est admise dans un service reconnu avec l’indice G (gériatrie), T (service de psychiatrie de jour et de nuit), A (neuropsychiatrie de jour et de nuit), Sp (service spécialisé pour certains types de patients) ou K (neuropsychiatrie pour enfants de jour et de nuit) ;
- est admise dans une institution où la logopédie est déjà comprise dans l’intervention (p.ex. maison de repos).
Il n’y a pas non plus de remboursement si la personne présente un trouble dû à une affection psychiatrique, à son état émotionnel, à des problèmes relationnels, au fait qu’elle ne fréquente pas ou pas assez l’école (par exemple, en raison d’une maladie) ou parce qu’elle apprend une autre langue que sa langue maternelle.
De même, si la personne zézaye, cafouille ou qu’elle prononce difficilement les “r”, ce n’est pas suffisant pour bénéficier d’une intervention de la sécurité sociale.
| Code INAMI | Description | Tarif conv. | BIM | Non BIM |
| 701013 | Bilan initial avant le début d'un traitement logopédique | 28.38 | 25.55 | 21.29 |
| 701083 | Bilan initial avant le début d'un traitement | 28.38 | 25.55 | 21.29 |
| 702015 | Bilan initial avant le début d'un traitement logopédique | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
| 702085 | Bilan d'évolution au cours d'un traitement logopédique | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
| 704012 | Bilan d'évolution pour troubles chroniques de la parole | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
| 704082 | Bilan d'évolution pour troubles chroniques de la parole | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
| 706016 | Bilan d'évolution pour le dysphagie | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
| 706086 | Bilan d'évolution pour le dysphagie | 40.54 | 36.49 | 30.41 |
Le plus de Partenamut
Partenamut intervient financièrement dans les frais, à raison de 5 EUR (séance 30 min.) ou 10 EUR (séance 60 min.) par séance, avec un maximum de 1.000 EUR par vie.
En plus, Partenamut intervient à raison de 10 EUR/ bilan (toujours dans l'enveloppe de 1.000 EUR/ vie).
Comment se faire rembourser
Transmettez à Partenamut les attestations données par le logopède. Les avantages de Partenamut via l’assurance complémentaire seront payés automatiquement si vous êtes en ordre de cotisation à l’assurance complémentaire et leur cumul peut aller jusqu’à 1000 €/vie.
Bon à savoir
- Vous avez droit au remboursement d’une séance par jour.
- Pour certaines affections, il ne peut y avoir qu’un nombre limité de séances individuelles par mois calendrier ou en fonction de l’âge.
- Prolongation du traitement : Pour la plupart des cas, la durée totale du traitement s’élève à maximum deux ans. S’il s’agit du même cas, le médecin-conseil peut autoriser une prolongation du traitement. Introduisez une nouvelle demande après un an avec le formulaire requis, la prescription du bilan d’évolution et la prescription pour le traitement logopédique. La prolongation peut être prescrite plusieurs fois par le médecin généraliste. Evidemment, vous pouvez encore vous faire traiter après ce délai de deux ans mais dans ce cas, à vos propres frais.
Dernière mise à jour le 21/01/2010